Le responsable du téléviseur de Trump quitte la Maison Blanche suite à une enquête sur le délit d'initié de Kalshi

Un employé de la Maison Blanche aurait empoché plus de 100 000 $ grâce à des délits d'initiés sur la plateforme de prédiction Kalshi. Gabriel Perez a quitté la fonction publique fédérale.
Un scandale important impliquant des allégations de délit d'initié a frappé la Maison Blanche, jetant un doute sur l'intégrité des marchés de prédiction politique. Gabriel Perez, l'opérateur de téléviseur de longue date de Donald Trump, a quitté son poste gouvernemental. Ce développement intervient après que la U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a lancé une enquête sur les affirmations selon lesquelles Perez aurait utilisé des informations confidentielles provenant de discours présidentiels à venir pour profiter de la plateforme Kalshi. Un responsable anonyme de la Maison Blanche a confirmé à la presse que Perez n'était plus employé par le gouvernement fédéral, bien qu'il ne soit pas clair s'il a démissionné ou s'il a été licencié.
Les allégations suggèrent que Perez a exploité son accès professionnel aux ébauches de discours qui n'étaient pas encore publiques. Sur les marchés de "Mentions" de Kalshi, les utilisateurs peuvent parier si des termes spécifiques apparaîtront dans des allocutions officielles. Perez aurait placé des paris sur plus d'une douzaine de discours sur une période de trois mois. Notamment, il aurait ajusté ses positions pendant les diffusions en direct. Si Trump s'écartait du script préparé et sautait des sections contenant des mots sur lesquels Perez avait parié, il aurait clôturé les transactions en plein discours pour protéger ses intérêts financiers.
Chiffres et faits
Au cœur de l'enquête se trouve un profit rapporté de plus de 100 000 $. Ces gains auraient été générés par des transactions impliquant des événements majeurs, notamment le discours sur l'état de l'Union, un discours au Forum économique mondial de Davos et des remarques lors d'une cérémonie de la Médaille d'honneur. L'équipe de surveillance interne de Kalshi a identifié les tendances suspectes et a alerté les régulateurs. Robert DeNault, responsable de l'application de la loi chez Kalshi, a déclaré sur X que son équipe avait rapidement signalé, enquêté et transmis ces transactions à la CFTC pour assurer l'équité du marché.
Malgré la nature spécifique des allégations, aucune action pénale formelle n'a été annoncée. Les procureurs fédéraux auraient refusé de poursuivre l'affaire après avoir été informés par la CFTC. Au lieu de cela, des discussions sont en cours pour un règlement civil. Un tel accord obligerait probablement Perez à renoncer à ses profits et à accepter une interdiction de conduite similaire à l'avenir. La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié la situation de disgrâce et a confirmé que Perez avait initialement été placé en congé administratif non rémunéré suite aux rapports.
"Les allégations sont profondément regrettables et, franchement, une disgrâce." - Karoline Leavitt, secrétaire de presse de la Maison Blanche
Contexte
L'affaire Perez est distincte des précédents scandales de délit d'initié impliquant des marchés de prédiction. Les affaires antérieures impliquaient souvent des données divulguées par des gouvernements étrangers ou des métriques de recherche internes d'entreprise, comme un cas antérieur impliquant un ancien employé de Google. Dans cette situation, l'information utilisée par Perez était éventuellement destinée au public, mais le retard a fourni un avantage déloyal massif. Kalshi maintient une politique de gel des comptes lorsque des activités suspectes sont détectées et coopère pleinement avec des agences telles que la CFTC. Cette affaire sert de référence pour les régulateurs qui tentent de définir les limites de la spéculation politique légale par rapport au comportement d'initié interdit.
Pourquoi c'est important pour les joueurs allemands
Les joueurs allemands rencontrent rarement ces types de marchés de prédiction dans le secteur réglementé national. Le traité d'État sur les jeux d'argent 2021 (GlüStV 2021) impose des limites strictes. Les paris sur des événements politiques ou sur des décomptes de mots spécifiques lors de discours sont fondamentalement interdits aux opérateurs figurant sur la liste blanche de la GGL. Alors que des plateformes comme Kalshi fonctionnent comme des marchés de contrats de matières premières aux États-Unis, le marché allemand est limité aux paris sportifs et aux jeux de machines à sous virtuelles. Pour les consommateurs allemands, cela garantit des niveaux de sécurité élevés mais limite les options de paris non conventionnelles. Les joueurs en Allemagne doivent respecter la limite de dépôt mensuelle de 1 000 euros gérée par LUGAS et la limite de 1 euro par tour sur les machines à sous. Ces réglementations robustes empêchent la manipulation par des initiés d'entrer dans l'écosystème juridique, car ces marchés de niche n'existent tout simplement pas en droit allemand.
Ce que cela signifie pour les casinos sous licence GGL
Pour les casinos en ligne et les fournisseurs de paris détenant une licence de la Gemeinsame Glücksspielbehörde der Länder (GGL), l'affaire Perez rappelle qu'il faut rester vigilant. Même si les paris politiques sont interdits en Allemagne, l'incident démontre comment les plateformes numériques peuvent être vulnérables à la mauvaise utilisation d'informations internes. La GGL donne la priorité à la transparence et à l'exclusion de la manipulation du marché. Les opérateurs allemands doivent s'assurer que leurs systèmes sont résilients contre toutes les formes d'intention criminelle. Le succès de l'équipe de surveillance de Kalshi dans le signalement de l'activité de Perez prouve que les outils de surveillance modernes, qui sont également obligatoires pour les licenciés allemands, sont efficaces. Le signalement des activités suspectes aux registres centraux comme LUGAS ou à la GGL elle-même reste une pierre angulaire de la réglementation allemande pour protéger l'industrie contre les pratiques déloyales et maintenir l'intégrité du marché.
À propos de l'autrice

Lisa Lustich
Rédactrice en chef et testeuse de casinos
Lisa Lustich teste des casinos en ligne germanophones depuis 1997 et dirige la rédaction de Lustich.de. Plus de 400 tests publiés, conseillère certifiée en protection des joueurs (formation BZgA, 2019).
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- Autorité conjointe des jeux de hasard des Länder allemands (GGL): gluecksspiel-behoerde.de
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