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Gambling Survey 2025 : Le taux de jeu problématique au Royaume-Uni s'établit à 2,4 %

16 juillet 20267 Min.par Lisa Lustich
Revu par la rédaction : Lisa LustichDernière révision:
Glücksspielumfrage 2025: Problemspielrate in Großbritannien bei 2,4%

Une nouvelle enquête révèle que le taux de jeu problématique en Grande-Bretagne a légèrement diminué pour atteindre 2,4 % en 2025. Les critiques concernant la méthodologie persistent néanmoins.

Le dernier Gambling Survey for Great Britain (GSGB) de juillet 2026 met en lumière les développements du marché du jeu au Royaume-Uni. Moins de personnes ont joué en 2025, et la participation en ligne est restée stable. Cependant, ces résultats font l'objet de débats intenses et de vives critiques depuis leur introduction en 2023. La validité des données est particulièrement contestée.

Les chiffres présentés aujourd'hui par la Gambling Commission suggèrent une légère accalmie en matière de jeu problématique. Néanmoins, les experts mettent en garde contre une surévaluation des résultats. Les avis divergent quant à la méthodologie et à la pertinence des données collectées, alimentant encore davantage le débat sur l'efficacité de la protection des joueurs et de la réglementation.

Chiffres et faits

Le plus récent Gambling Survey for Great Britain (GSGB), publié en juillet 2026, indique une légère baisse de la participation globale aux jeux de hasard. En 2025, 59 % des adultes ont joué au cours des 12 derniers mois, une baisse marginale par rapport aux 60 % de l'année précédente. La participation au cours des quatre semaines précédentes a légèrement reculé, passant de 48 % à 47 %. L'expert en jeux de hasard Dan Waugh, partenaire chez Regulus Partners, se montre critique à l'égard de la méthodologie du GSGB : « L'enquête est susceptible de sur-échantillonner les joueurs (et plus particulièrement les joueurs très engagés) du fait qu'elle est présentée comme une enquête sur les jeux de hasard. »

La National Lottery reste le produit de jeu le plus populaire, avec 31 % des adultes achetant des tickets. La participation aux autres loteries caritatives s'est maintenue à 16 %. La participation aux cartes à gratter a légèrement diminué, passant de 13 % à 12 %. Le taux de jeu problématique, mesuré par le Problem Gambling Severity Index (PGSI), est passé de 2,7 % en 2024 à 2,4 % en 2025. Cela marque une réduction de la proportion de personnes obtenant un score égal ou supérieur à huit points. En revanche, le jeu à risque modéré a légèrement augmenté, passant de 3,1 % à 3,5 %. La proportion de joueurs à faible risque a quant à elle diminué, passant de 8,8 % à 7,8 %.

La Gambling Commission elle-même a noté que ces chiffres révèlent un engagement des consommateurs en matière de jeu stable à un « niveau global ». Elle a toutefois souligné que l'enquête était utile pour identifier des tendances au niveau des sous-populations, notamment une augmentation de la participation aux jeux de hasard chez les hommes âgés de 55 ans et plus. Il est également intéressant de noter que la proportion de répondants signalant des dommages liés aux habitudes de jeu d'une autre personne a diminué, passant de 48 % à 43,2 %.

D'autres études contredisent ces résultats. Par exemple, une analyse d'octobre 2025 montre qu'environ 1,4 million d'adultes en Grande-Bretagne ont un problème de jeu. Cela correspond à 2,7 % des adultes qui obtiennent un score de 8 ou plus au PGSI. Cette étude, précédemment saluée par la Gambling Commission dans une publication antérieure (2025), a été qualifiée d'« étude historique » et a mis en évidence le danger croissant des machines à sous et des paris en direct.

Contexte

L'enquête GSGB fait l'objet de vives critiques depuis son lancement. Dan Waugh remet en cause la fiabilité des données. Il a précédemment affirmé que la Commission publiait « des résultats tout en sachant qu'ils sont inexacts ». Waugh craint que ces données ne soient utilisées pour justifier « des contrôles plus stricts pour les consommateurs et des taxes plus élevées pour les titulaires de licences ». Il souligne que le GSGB fait état de taux de participation aux jeux et de jeu problématique gonflés par rapport aux anciennes enquêtes officielles, telles que les NHS Health Surveys et la British Gambling Prevalence Survey. Selon lui, les enquêtes téléphoniques pourraient sous-estimer la pratique des jeux et le jeu problématique, tandis que le GSGB, par définition, surreprésente les joueurs puisqu'il est présenté comme une enquête sur les jeux de hasard. Les enquêtes téléphoniques sont également plus sensibles au « biais de désirabilité sociale », où les répondants fournissent des réponses perçues como plus acceptables socialement.

Selon Dan Waugh, la Gambling Commission doit mener une analyse plus détaillée des informations recueillies et mieux identifier les éventuelles incohérences par rapport aux autres enquêtes sectorielles afin de se conformer au Code of Practice de la UK Statistics Authority. Ce code exige une explication claire de la qualité des statistiques, y compris leurs points forts et leurs limites.

Parallèlement, Gambling With Lives, une organisation dédiée à la lutte contre l'addiction aux jeux, estime à 1,4 million le nombre d'adultes souffrant de jeu problématique en Grande-Bretagne. L'organisation souligne ainsi la gravité du problème, même si le dernier GSGB fait état d'une légère baisse des joueurs problématiques. Selon Gambling With Lives, les taux élevés de jeu problématique chez les 18-24 ans (10,2 %) et chez les utilisateurs de machines à sous et de jeux de casino en ligne, où plus de 40 % des joueurs subissent de graves préjudices, sont particulièrement préoccupants. L'organisation mentionne également la détresse psychologique : plus de 12 % des participants à l'enquête ont envisagé ou tenté de se suicider. Plus de 5 % d'entre eux font explicitement le lien avec des problèmes de jeu. Ces chiffres contrastent nettement avec la baisse générale des joueurs problématiques rapportée par l'enquête GSGB.

Pourquoi c'est important pour les joueurs allemands

Le débat au Royaume-Uni sur la précision des données relatives au jeu de hasard problématique importe également aux joueurs allemands. Il met en lumière la difficulté d'obtenir des chiffres fiables et d'établir des réglementations appropriées. En Allemagne, le Traité d'État sur les jeux d'argent de 2021 (GlüStV 2021) encadre le jeu en ligne. Il a introduit des règles strictes en matière de protection des joueurs. Celles-ci prévoient notamment une limite de mise d'un euro par tour sur les machines à sous et un plafond mensuel de dépôt de 1 000 euros pour l'ensemble des opérateurs. Ces limites visent à minimiser les risques de jeu excessif. Le système central d'auto-exclusion LUGAS est un autre pilier de la protection des joueurs en Allemagne. Il permet de s'exclure de l'ensemble des offres de jeux d'argent.

Contrairement au Royaume-Uni, où la Gambling Commission collecte ses propres données, en Allemagne, c'est la Joint Gambling Authority of the Federal States (GGL) qui est chargée de l'octroi des licences et de la surveillance. La GGL accorde une importance majeure au respect des réglementations et à la protection des joueurs. Les joueurs allemands ne devraient donc jouer qu'auprès d'opérateurs titulaires d'une licence allemande figurant sur la liste blanche de la GGL. Cela garantit la meilleure protection possible contre l'addiction aux jeux et les difficultés financières. Cela compense les règles parfois laxistes en vigueur sous les licences MGA ou de Curaçao, qui ne constituent pas une offre légale en Allemagne. Malgré toutes les critiques formulées à l'encontre du GSGB au Royaume-Uni, ce débat rappelle qu'une évaluation continue et à long terme de l'efficacité de ces mesures s'avère indispensable en Allemagne également.

Ce que cela signifie pour les casinos sous licence GGL

Pour les casinos en ligne détenteurs d'une licence allemande GGL, le débat en cours au Royaume-Uni implique une obligation permanente de prendre la protection des joueurs très au sérieux. Le GlüStV 2021 a d'ores et déjà fixé des exigences élevées, qui doivent toujours prendre en compte les statistiques britanniques – qu'elles soient jugées basses ou élevées. Les opérateurs licenciés par la GGL se doivent de respecter des règles publicitaires strictes et d'offrir aux joueurs des informations complètes et des dispositifs d'aide de qualité. Les mesures de prévention et le respect rigoureux des limites de mises et de dépôts ne sont pas des suggestions, mais des règles impératives. Le dispositif d'auto-exclusion via LUGAS doit lui aussi fonctionner sans heurts. Les discussions à l'étranger, par exemple au Royaume-Uni, offrent à la GGL de précieux enseignements. Elles permettent d'ajuster et de perfectionner son propre modèle de protection. Les chiffres du GSGB, même s'ils font débat, doivent inciter la GGL et ses licenciés à continuer d'interroger rigoureusement l'efficacité des mesures allemandes et à s'appuyer sur les faits pour les optimiser. C'est le seul moyen d'assurer un environnement de jeu sain et responsable pour les joueurs allemands.

« Ces dernières années, la Gambling Commission a canalisé des millions de livres vers le militantisme anti-jeu, a dissimulé des preuves pour des raisons d'opportunité et a encouragé des règles de discours illibérales. Elle a flirté avec des comportements inacceptables. » - Dan Waugh, partenaire chez Regulus Partners

Sources et lectures complémentaires

Les jeux d'argent peuvent créer une dépendance. Jouez de manière responsable. Aide et conseils au 0800 1 372 700 (BZgA, gratuit et anonyme).

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